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Commentaire :

 

« Je répondais, caché dans l’orage ».

Ces mots sont d’une profondeur remarquable.

 

Dieu se révèle comme le libérateur de son peuple. Il est celui qui soulage, délivre et sauve avant même que l’homme ne comprenne, avant même que la foi ne s’éveille. La grâce précède toujours l’homme et son initiative est un don gratuit et inconditionnel.

Pourtant, Dieu ne se donne pas à voir selon nos attentes ; Il agit « caché dans l’orage ». Dieu est présent au cœur même du tumulte et des difficultés de nos vies troublées, sans spectacle ni démonstration. Sa puissance discrète et délicate ne contraint jamais, mais laisse à chacun la liberté de Le reconnaître ou de L’ignorer.

 

Le peuple de Dieu, en revanche, veut voir pour croire.

La mémoire de Mériba en est le signe. L’eau y jaillit du rocher pour abreuver le peuple juif dans le désert, et pourtant les hommes doutent, contestent et exigent des preuves tangibles : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17,7).

Or Dieu dépasse toujours ce que l’homme peut mesurer. Sa fidélité ne se réduit pas aux signes et Sa présence ne saurait se confondre avec Ses manifestations.

Face à ce désir de voir à tout prix, Dieu invite l’homme à l’écoute.

Par trois fois il renouvelle cette injonction en rappelant que l’écoute n’est pas une attitude passive mais un mouvement intérieur qui exige silence, disponibilité et confiance. Là où le regard cherche à mesurer, l’écoute reçoit, accueille et reconnaît la présence de Dieu même lorsqu’elle demeure cachée aux yeux de chair.

 

Cette écoute est le premier commandement du « Shema Israël ». Elle est à la fois un acte de foi et un acte d’alliance.

Elle appelle à rejeter ce qui entrave la relation à Dieu. En particulier les idoles visibles, rassurantes mais trompeuses qui détournent l’homme de la voix du Dieu vivant.

Choisir de se mettre à l’écoute de Dieu devient alors un acte de liberté intérieure, de conversion et d’amour.

 

 

Prière :

 

Transperce, Seigneur,

le secret de mon âme

du trait suave et salutaire de ton amour ;

que mon cœur ait faim de Toi,

qu’il Te cherche, qu’il Te désire,

jusqu’à ce qu’il se repose en Toi.

 

Inspirée de Saint Bonaventure, Prologue de « L’aiguillon de l’Amour Divin »

 

Vendredi de la 4ème semaine de Carême – 13 mars 2026 –Liliane TAILE laïque jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.