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► En ce lundi 16 mars 2026, le texte de la Liturgie nous relate la guérison miraculeuse par Jésus de l’enfant d’un fonctionnaire royal. Et l’Évangéliste prend soin de nous préciser que c’est « le second miracle que Jésus a accompli à Cana »

Il est probable que lorsqu’on parle à des Chrétiens d’un miracle de Jésus à Cana, la plupart d’entre eux ont immédiatement à l’esprit celui où, un jour de noces célébrées dans cette ville, Jésus a changé l’eau en vin … et qu’ils seront beaucoup plus rares, ceux qui évoqueront l’épisode que nous lisons aujourd’hui !

Et si le premier miracle accompli à Cana est donc très célèbre (et même connu de nombreux non-Chrétiens), celui qui nous est relaté aujourd’hui n’est pas moins banal, même s’il a un côté que l’on pourrait qualifier de « moins spectaculaire ».

En effet, le texte d’aujourd’hui nous parle d’une guérison faite à Cana … mais au profit de quelqu’un qui n’est même pas présent, puisqu’il est resté à Capharnaüm, une ville située à quarante ou cinquante kilomètres de là ! Mais, nous le savons, pour notre Seigneur, le temps et la distance ne sont pas des obstacles insurmontables !

► Et si on les met en parallèle, ces deux miracles qui ont eu lieu à Cana, on peut constater qu’il y a un certain nombre de différences, mais aussi quelques points de similitude entre eux.

Une première grande différence entre les deux miracles accomplis à Cana, c’est l’identité de la personne qui s’adresse à Jésus : Dans le premier cas, Jésus intervient à la demande de la personne en qui il a probablement le plus confiance, sa propre Mère !                                                                             Alors qu’ici Jésus réagit à la demande d’un étranger, d’un occupant ou d’un collaborateur avec l’ennemi ! Saint Jean nous parle d’un « fonctionnaire royal – ou d’un officier royal » – c’est-à-dire un homme attaché au service d’Hérode Antipas, et à travers lui, à l’occupant romain ! Matthieu et Luc, dans leurs Évangiles, parlent d’un « Centurion », c’est-à-dire d’un officier de l’armée romaine d’occupation !

► On peut donc constater que, dans le premier cas, la prière qui a été exaucée provenait de la Mère de Jésus ; et que dans le deuxième cas, elle émanait directement (et sans intermédiaire) de celui qui était demandeur d’une guérison.

Et, pour nous Catholiques du XXIème siècle, il est bon de savoir que les prières que nous faisons, nous pouvons les adresser directement au Seigneur, mais que nous pouvons aussi les faire par l’intercession de Marie !

► Autre différence entre ces deux miracles de Cana : Dans le premier cas, Marie ne demande rien directement à Jésus ; mais elle se contente d’attirer son attention sur une situation préoccupante pour les mariés, à savoir le manque de vin. Alors que dans le second cas, en revanche, la demande du soldat romain est claire et nette : Son fils, nous dit saint Jean (ou son serviteur selon saint Matthieu ; ou son esclave selon saint Luc), est à l’article de la mort… et il demande à Jésus de le sauver.

► Dans les deux cas le contexte est donc bien différent … mais finalement Jésus réagit de la même façon…  dans la mesure où il accède à la demande qui lui est faite !

Pourquoi le fait-il ? – Dans les deux cas, il paraît évident que c’est l’Amour qui l’habite qui le pousse à agir : Par Amour pour sa Mère (à qui il ne peut rien refuser) et par amour pour les jeunes mariés, il va faire en sorte que le vin ne manque pas à la fête !                                                                                                           Et dans le second cas, celui dont nous parle le texte d’aujourd’hui, Jésus agit par amour pour toute l’humanité : il accepte de guérir cet enfant qu’il ne voit même pas puisqu’il est dans une autre ville …et qui est le fils de quelqu’un que les Juifs ne devaient pas porter dans leur cœur.

► Et on peut aussi noter que dans les deux cas, c’est la foi de l’interlocuteur de Jésus qui va permettre qu’advienne le miracle attendu !                                                                    La foi de Marie, nous la connaissons tous ! Et elle n’est plus à prouver !

Et ici, l’évangéliste nous dit bien que c’est la foi du fonctionnaire royal qui a permis la guérison de son fils. « L’homme crut à la parole que Jésus avait dite et il partit. » – Ce deuxième cas peut d’ailleurs nous faire penser à toutes ces fois où, après avoir guéri quelqu’un, Jésus précise : « Va, ta foi t’a sauvé. »

Alors …Seigneur, Nous te rendons grâce pour cet Amour illimité que tu déploies pour chacun d’entre nous !

Pour que nous arrivions à « accueillir le véritable bien de la Vie que Dieu donne à tous avec Amour » aide-nous à bien prendre conscience que ton Amour te pousse à exaucer toutes ces prières qui montent vers toi d’un cœur sincère (et qui sont conformes à la volonté de Ton Père) !                                                                                               Apprends-nous, comme le fonctionnaire royal dont nous parle le texte d’aujourd’hui, à être de bons intercesseurs … et à le faire avec une foi inébranlable ! Et Merci aussi, Seigneur, de nous avoir donné ta Mère sur qui nous pouvons nous appuyer en toutes circonstances ! Amen !

 

Lundi de la 4ème semaine de Carême – 16 mars 2026 – Roger GAUD laïc jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.