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Aujourd’hui, jour des Rameaux, 7 jours avant Pâques, jour où Jésus est descendu du mont des Oliviers et fait son entrée dans le temple. Ce moment tant attendu et en même temps accompagné d’une sensation où tout s’arrête, quelque chose de grand est sur le point d’arriver.

 

Matthieu 21 : 5 : “Dites à la fille de Sion: Voici, ton Roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse”.

 

On retrouve les liens nombreux entre l’ancien testament et le nouveau, les prophéties de l’ancien, notamment celle de Zacharie, sont accomplies dans le nouveau par le Christ. 

 

Entrée de Jésus dans Jérusalem, sur un âne. 

 

L’âne n’est pas seulement un symbole d’humilité. Les rois avaient coutume de monter un âne quand leurs intentions étaient de faire la paix. Ainsi, s’il est précisé que Jésus entre à Jérusalem assis sur un âne, c’est pour dire qu’il est bien le roi que l’on attend et que l’on célèbre, mais qu’il faut le comprendre comme un roi de paix. Il ne vient pas pour imposer quelque chose par la force et la violence, mais il vient dans la douceur, dans la tendresse et dans la paix.

Si Jésus est l’exemple parfait nous devons nous aussi cheminer vers notre Jérusalem, là où se trouve le temple, juché sur un âne, dans l’humilité et la paix. 

Notre cheminement vers Dieu est une avancée progressive, pas à pas, avec douceur et patience. Dans nos sociétés en quête de spectaculaire, Jésus nous ouvre un chemin sans éclat, sans violence, dans la paix.

 

Jésus a une parfaite connaissance de ce qui se passe. Il dit à ses disciples ou trouver l’âne, ce qu’il faut dire et à qui. C’est extrêmement précis. Malgré l’humilité apparente, c’est bien le fils de Dieu qui entre dans Jérusalem pour accomplir ce que les écritures avaient prophétisé. 

 

C’est à la manière d’un roi qu’Il est accueilli. 

 

On voit le peuple acclamer Jésus comme étant le Messie, ils reconnaissent sa messianité brandissant des feuilles de palmier et étendent leurs vêtements au sol. Ce peuple connaît ce qu’Il a accompli

 

Ces vives acclamations qui s’adressaient au fils de David, c’est-à-dire au Roi-Messie, avaient dans l’esprit de la foule qui les faisait entendre un sens éminemment religieux et prophétique, en ce qu’elles étaient empruntées au Psaumes 118.25,26, magnifique psaume qui se chantait à la fête des tabernacles, était devenu en général un cantique de réjouissance pour toutes les occasions solennelles et heureuses.

Le mot : Hosanna (Hébr. hoschia na) signifie : sauve, je te prie.

Cependant, le peuple en disant Hosanna indiquait leur espoir que le Messie était venu pour établir le royaume de Dieu à cet instant précis, comme ils le souhaitaient, et à leur manière.

 

Malheureusement le salut que les habitants voulaient à ce moment-là était d’ordre politique et non spirituel et ce même peuple qui s’est mis à l’acclamer va le condamner.

Ils ont choisi de ne pas voir les prophéties qui disaient que le Messie serait un “homme de douleur” qui porterait les souffrances de son peuple et serait écrasé pour ses péchés.

Lorsque les gens ont crié Hosanna c’est bien pour que Jésus vienne les sauver mais pas de la manière dont ils souhaitaient, “sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon”.

Bien souvent, nous voulons faire entrer Dieu et ses projets dans la boîte de nos projets et de notre solution. Nous louons Dieu, acclamons mais espérons que Dieu va faire ce que nous lui demandons et répondra favorablement à nos prières comme nous l’entendons. 

Cette entrée triomphante de Jésus ne doit pas nous faire oublier que ce sont les mêmes qui ont souhaité le crucifier par la suite. 

 

Cette demande du peuple pour qu’ils soient sauvés maintenant a été exaucée par la croix.

Dieu offre un Salut spirituel de l’esclavage du péché, acheté au prix fort par le sang de Jésus.

Ce salut s’étend dans l’éternité et dépasse de loin tous les avantages temporaires que nous pourrions connaître ou désirer dans ce monde.

 

Le peuple s’attendait à être sauvé tout de suite. Comment aurait-il pu imaginer que le Christ allait sauver l’humanité toute entière, et non pas seulement une nation ? Comment pouvait-il imaginer que le Christ allait sauver l’humanité de génération en génération, et pas seulement le peuple juif contemporain ? 

 

En Christ c’est le sang de Jésus qui nous a purifié de nos péchés. Quelque soit l’impureté de nos lèvres, de nos corps, de nos pensées, de notre âme …. Le sang du Christ est bien plus élevé, a plus de poids que tous nos péchés. Il n’y a aucun péché qu’il n’ait pardonné. 

Il n’y a rien que le sang du Christ ne puisse pardonner, et c’est orgueilleux de croire que ce que l’on a fait est supérieur à la puissance du sang du Christ.

 

Il y quelque chose de plus que le pardon des péchés.

 

Il y a le péché avec un grand « P », St Paul nous parle pas seulement des péchés que nous avons commis (Ro 6) le Péché qui depuis la chute nous tient sous le régime et la tyrannie du péché. C’est une tyrannie sous laquelle on se trouve sans s’en rendre compte. On ne se lève pas le matin en se disant aujourd’hui je vais être un peu plus égoïste que les autres jours. Je vais travailler durement pour être vraiment méchante aujourd’hui. Non ça vient tout seul parce qu’on est sous cette tyrannie depuis la chute.

 

Ce que nous avons hérité du péché originel, nous influence au-delà des péchés que nous avons commis. 

Le sang du Christ nous lave des péchés que nous avons commis, et la croix de la tyrannie du Péché originel. 

La croix règle et nous libère de la tyrannie du péché originel.

Tel est le sens de cette entrée Messianique du Christ, telle est la royauté de notre Sauveur ! 

 

Prions :

Seigneur Jésus Christ, nous voici avec nos rameaux en main, comme ceux qui t’acclamaient lorsque tu es entré à Jérusalem : à l’approche de Pâques, ils sont déjà le signe de ta résurrection

qui fait notre joie. Hosanna, hosanna, hosanna au plus haut des cieux. Seigneur Jésus Christ, tu veux demeurer parmi nous.

 

En disposant ces rameaux, nous t’accueillons. Que notre vie soit éclairée par ta présence.

Hosanna, hosanna, hosanna au plus haut des cieux.

Garde nous vigilants dans la prière,unis dans ton amour et accueillants à ceux qui entreront chez nous.

 

Nous t’en prions, Toi qui règnes avec le Père et l’Esprit Saint, maintenant et pour les siècles des siècles. AMEN.

 

Hosanna, hosanna, hosanna au plus haut des cieux !

 

Dimanche des Rameaux – 29 mars 2026 – Elodie CLAIN et Gabrielle GRONDIN Laïques  jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.