Prédication disponible en format audio.
Bonjour sœurs et frères en Christ,
Dans l’Évangile du jour, Jésus vient nous inviter à réfléchir sur notre attitude intérieure, celle que Dieu attend de nous. Il nous invite à examiner notre cœur et à reconnaître la manière dont nous nous voyons nous-mêmes et les autres. Il nous montre deux figures : le pharisien et le collecteur d’impôts.
Le pharisien se croit juste parce qu’il accomplit des œuvres pour Dieu, mais il se compare au collecteur d’impôts, qu’il considère comme un pécheur. Son cœur est rempli de fierté, et il oublie que tout ce qu’il fait vient de la grâce de Dieu. Dans son regard sur l’autre, il manque d’humilité.
Mais Jésus nous rappelle que ce n’est pas cela qui plaît à Dieu. Ce qui Lui plaît, c’est une attitude d’humilité qui reconnaît que nous avons tous besoin de Lui. Le Seigneur nous appelle à accepter notre condition humaine avec toutes nos faiblesses, nos fragilités et nos péchés, et à venir à Lui dans la simplicité, comme un enfant. Comment acceptons-nous nos faiblesses et nos péchés ? Avons-nous du mal à reconnaître que nous avons besoin de Dieu, ou nous sentons-nous parfois supérieurs à d’autres ?
Il est facile de croire que nous pouvons nous rendre « justes » par nos actions, mais la vérité, c’est que notre justice vient d’un don gratuit de Dieu. Pouvons-nous accepter que nous ne serons jamais parfaits, mais que nous sommes aimés malgré nos imperfections ? Cette acceptation de notre humanité, de nos limites, est un pas vers l’harmonie avec nous-mêmes et avec Dieu.
Le pharisien est aveugle à sa propre condition humaine. Il refuse de voir sa fragilité et se nourrit de son propre orgueil. Nous aussi, parfois, nous nous laissons emporter par l’illusion de la toute-puissance, cette illusion qui nous pousse à croire que nous n’avons pas besoin de Dieu, ou que nous devons nous en sortir seuls. Mais cette illusion ne nous apporte que de l’éloignement de Dieu et de la paix intérieure. Pourquoi avons-nous tant de mal à accepter nos limites ? Est-ce par peur d’être vulnérables ? Par crainte du regard des autres ?
Le Seigneur nous invite à renoncer à cette illusion de tout contrôler. Il veut que nous reconnaissions notre vulnérabilité, non comme une faiblesse, mais comme un chemin vers Lui. C’est seulement en acceptant notre humanité, avec ses imperfections, que nous pouvons vraiment nous ouvrir à l’amour de Dieu. Est-ce que nous acceptons d’être fragiles aux yeux de Dieu ? Sommes-nous prêts à être aimés tels que nous sommes, sans masque, sans prétention ?
Le collecteur d’impôts, quant à lui, est celui qui accepte de se voir tel qu’il est, pécheur, fragile et vulnérable. Il ne se compare pas aux autres. Il n’essaie pas de justifier ses erreurs. Il se tourne vers Dieu, dans un cœur sincère et humble. Il sait qu’il a besoin de la miséricorde de Dieu, et c’est dans cette posture qu’il reçoit le pardon. Sommes-nous prêts à nous placer dans cette position de vulnérabilité, à nous abandonner pleinement dans les bras miséricordieux de Dieu ?
Reconnaître notre humanité, nos péchés et nos limites, c’est accepter notre place d’enfants de Dieu. Cette acceptation n’est pas un signe de faiblesse, mais une porte ouverte vers la guérison et la paix. Dieu nous aime tels que nous sommes, et c’est dans cette reconnaissance que nous trouvons la véritable joie. Nous ne sommes pas appelés à être parfaits, mais à être fidèles dans notre faiblesse, et à nous confier à Lui chaque jour.
Que notre prière aujourd’hui soit celle d’un cœur humble, qui accepte sa condition humaine et cherche à vivre dans l’harmonie avec Dieu et avec les autres, dans la reconnaissance de notre fragilité et de l’immense amour qu’il nous porte.
Questions à méditer :
Comment puis-je accepter mes faiblesses sans me sentir coupable ou indigne de l’amour de Dieu ?
Suis-je prêt à reconnaître mes limites et mes péchés devant Dieu, sans me comparer aux autres ?
Est-ce que je cherche à me rapprocher de Dieu en toute simplicité, ou est-ce que je cherche à le justifier par mes œuvres ?
Comment l’acceptation de ma condition humaine me permet-elle de trouver la paix et la joie en Dieu ?