Prédication disponible en format audio.

« Le chrétien est quelqu’un qui sait s’abaisser pour que le seigneur grandisse dans son cœur et dans le cœur des autres », Pape François.

« Notre vie est une marche et, quand nous nous arrêtons, cela ne va plus. 
Tout le chemin de la vie est un chemin de préparation (…) à voir, à entendre, à comprendre la beauté de ce qui nous attend, de cette patrie vers laquelle nous nous acheminons. »

Aucun de nous ne peut vivre sans amour.
Et un triste esclavage dans lequel nous pouvons tomber est celui de penser que l’amour doit être mérité, nous dit le Pape François.
Sans doute une bonne partie de l’angoisse de l’homme contemporain dérive de cela : penser que si nous ne sommes pas forts, séduisants et beaux, alors personne ne s’occupera de nous.

Tant de personnes aujourd’hui recherchent une visibilité uniquement pour combler un vide intérieur : comme si nous étions des personnes ayant éternellement besoin de confirmations.

Mais, pouvez-vous imaginer un monde où tous mendient des raisons de susciter l’attention d’autrui, et où personne en revanche n’est disposé à aimer gratuitement une autre personne ?

Imaginez un monde ainsi : un monde sans la gratuité de l’amour !
Cela semble un monde humain, mais en réalité, c’est un enfer.

« Est-il possible que je ne mérite pas d’être appelé par mon nom, c’est-à-dire d’être aimé » ? Parce que l’amour appelle toujours quelqu’un par son nom… Isaïe 43,1 :
« Ne crains pas car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi. 
(4) Car tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. »

Et qu’est-ce qui peut rendre l’homme heureux si ce n’est l’expérience de l’amour donné et reçu ?

La vie de l’être humain est un échange de regards : quelqu’un qui en nous regardant, nous arrache le premier sourire, et nous qui gratuitement, sourions à ceux qui sont enfermés dans la tristesse, et ainsi, nous leur ouvrons une porte de secours.
Un échange de regards : regarder dans les yeux et les portes du cœur s’ouvrent.

Jean 1,48-50 : « Nathanaël dit : « « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit :
« Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ».
Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier » tu crois ! Tu verras mieux encore. »



Le premier pas que Dieu accomplit à notre égard est celui d’un amour donné à l’avance et inconditionnel. Dieu aime en premier.
Dieu ne nous aime pas parce qu’en nous il existe quelque chose qui suscite l’amour.
Dieu nous aime parce que lui-même est amour, et l’amour tend par nature à se répandre, à se donner.
Dieu ne lie pas non plus sa bienveillance à notre conversion : celle-ci est tout au plus une conséquence de l’amour de Dieu.
Saint Paul le dit de façon parfaite : « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Rm 5,8).


Nous étions « loin », comme le fils prodigue de la parabole : « Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut bouleversé jusqu’au plus profond ses entrailles » (Lc 15,20).

L’amour appelle l’amour, plus fortement que la haine appelle la mort.
Jésus n’est pas mort et ressuscité pour lui-même, mais pour nous, afin que nos péchés soient pardonnés.
C’est donc le temps de la résurrection pour tous : le temps de soulager les pauvres du découragement. Il souffle ici, sur nos vies, un vent de libération.
Le don de l’Espérance germe ici. Et l’espérance est celle de Dieu le Père qui nous aime tels que nous sommes : Il nous aime toujours et tous.
Gal. 5, 1 : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés.
Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage.
C’est moi, Paul qui vous le dit. »

Souvenons-nous que nous sommes tous les enfants bien-aimés de Dieu, et que nous sommes tous précieux à ses yeux !

« Que le Dieu de la paix Lui-même vous sanctifie totalement, et que votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit gardé sans reproche à l’Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ. Il est fidèle, celui qui vous appelle : c’est encore Lui qui fera cela. »
(1 Th. 5,23-24)
C’est la source de notre espérance !

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ».

PRIONS :

Dieu notre Père, tu ne veux pas la mort du pécheur,
mais qu’il se convertisse et qu’il vive.
C’est Dieu qui nous a aimés le premier et
il a envoyé son Fils dans le monde
pour que le monde soit sauvé par Lui.
Qu’il nous montre sa miséricorde
et qu’il nous donne la paix. AMEN

 

Le jeudi de la 2e semaine de Carême – 20 mars 2025 – Noëline Fournier, laïc