Prédication disponible en format audio.

« L’avenir est dans les mains de Dieu. 
Telle est l’essence de l’Espérance Chrétienne », Pape François.
 
Tout agir sérieux et droit de l’homme est espérance en acte.
 
Il l’est avant tout dans le sens où nous cherchons, de ce fait à poursuivre nos espérances, les plus petites ou les plus grandes : régler telle ou telle tâche qui pour la suite du chemin de notre vie est importante ; par notre engagement, apporter notre contribution afin que le monde devienne un peu plus lumineux et un peu plus humain, et qu’ainsi les portes s’ouvrent sur l’avenir.
 
« L’Éspérance est la plus humble des trois vertus théologales, car elle se cache dans la vie » nous dit le Pape François.
 
Seule la grande espérance-certitude que, malgré tous les échecs, ma vie personnelle et l’histoire dans son ensemble sont gardées dans le pouvoir indestructible de l’Amour et qui, grâce à lui, ont pour lui un sens et une importance, seule une telle espérance peut dans ce cas donner encore le courage d’agir et de poursuivre.
Assurément, nous ne pouvons pas « construire » le règne de Dieu de nos propres forces – ce que nous construisons demeure toujours le règne de l’homme avec toutes les limites qui sont propres à la nature humaine.
 
 
Le règne de Dieu est un don, et justement pour cela il est grand et beau, et il constitue la réponse à l’espérance.
Ce n’est pas vrai que « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », comme on a l’habitude de le dire. Ce serait plutôt le contraire : c’est l’espérance qui soutient la vie, qui la protège, qui la conserve et la fait croître.
 
L’espérance est la poussée du cœur de celui qui part en quittant sa maison, sa terre, parfois sa famille et ses parents, pour chercher une vie meilleure, plus digne pour eux et pour leurs proches. Et c’est aussi la poussée dans le cœur de celui qui accueille : le désir de se rencontrer, de se connaître, de dialoguer…  
 
L’espérance n’est pas une vertu pour les gens qui ont l’estomac plein.
Voilà pourquoi, depuis toujours, les pauvres sont les premiers porteurs de l’espérance.
Pour entrer dans le monde, Dieu a besoin de ces pauvres ; de Joseph et de Marie, des pasteurs de Bethléem.
 
Espérer signifie alors pour le chrétien la certitude d’être en chemin avec le Christ vers le Père qui nous attend.
L’espérance n’est jamais immobile, l’espérance est toujours en chemin et nous fait avancer. 
Cette espérance que l’enfant de Bethléem nous donne, offre un but, un destin positif au présent, le salut de l’humanité, la béatitude à qui se confie en Dieu miséricordieux.
Regardons Marie, Mère de l’espérance. Avec son « OUI » elle a ouvert à Dieu la porte du monde : son cœur de jeune fille était rempli d’espérance, entièrement animée par la foi ; et ainsi, Dieu l’a choisie et elle a cru à sa parole.
 
À côté de Marie, il y a Joseph ; lui aussi a cru aux paroles de l’ange, et en regardant Jésus dans la mangeoire, il médite le fait que cet Enfant vient de L’Esprit Saint et que Dieu lui-même lui a ordonné de l’appeler ainsi, « Jésus » qui signifie « Dieu sauve »…
Dans ce Nom se trouve l’Espérance pour chaque homme, car à travers ce fils d’une femme, Dieu sauvera l’humanité de la mort et du péché.
 
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage » !
 
 
PRIONS : 
Laisse-toi conduire par l’Esprit Saint
Laisse-toi conduire par la divine Providence
Laisse-toi conduire par la miséricorde divine
Laisse-toi conduire dans la patience, dans l’amour
Laisse-toi conduire dans la paix
Laisse-toi conduire avec confiance, avec foi et amour
Laisse-toi conduire par l’Immaculée Conception.
 
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous,
dans nos soucis de famille, de santé et de travail
jusqu’à nos derniers jours et 
daignez nous secourir à l’heure de notre mort.   AMEN !
 

Solennité de Saint Joseph – 19 mars 2025 – Noëline Fournier, laïc