Prédication disponible en format audio.
« L’homme ne vit pas seulement de pain ;
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8,3).
Nous nous tournons aujourd’hui vers Marie, Mère de l’Espérance.
Marie a traversé plus d’une nuit sur son chemin de Mère.
Il n’était pas facile de répondre par un « oui » à l’invitation de l’ange : pourtant, femme encore dans la fleur de la jeunesse, elle répond avec courage, bien qu’elle ne sache rien du destin qui l’attend.
A cet instant, Marie apparaît comme l’une des nombreuses mères de notre monde, courageuse jusqu’à l’extrême, quand il s’agit d’accueillir dans leur sein l’histoire d’un homme nouveau qui naît.
Ce « oui » est le premier passage d’une longue liste d’obéissances qui accompagneront son itinéraire de mère.
Ainsi Marie apparaît dans les Évangiles comme une femme silencieuse, qui, souvent, ne comprend pas tout ce qui se passe autour d’elle, mais qui médite chaque parole et chaque événement dans son cœur.
Cette disposition laisse apparaître un très bel aspect de la psychologie de Marie :
Ce n’est pas une femme qui déprime devant les incertitudes de la vie, en particulier quand rien ne semble aller comme il faut.
Ce n’est pas non plus une femme qui proteste avec violence, qui se lamente du destin de la vie qui nous révèle souvent un visage hostile.
C’est en revanche une femme qui écoute.
Marie accueille l’existence de la façon dont elle se présente à nous, avec ses jours heureux, mais également avec ses tragédies que nous voudrions ne jamais croiser. Jusqu’à la nuit suprême de Marie, quand son Fils est cloué au bois de la croix.

Les mères ne trahissent pas, et à cet instant, au pied de la croix, aucun de nous ne peut dire quelle a été la passion la plus cruelle : si c’est celle d’un homme innocent qui meurt sur la croix, ou l’agonie d’une mère qui accompagne les derniers instants de la vie de son fils.
Les Évangiles sont extrêmement discrets. Ils enregistrent par un simple verbe la présence de la Mère : elle « se tenait » (Jn 19,25) : « Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère »
Ils ne disent rien de sa réaction : si elle pleurait, si elle ne pleurait pas… rien ; pas même une esquisse de sa douleur. Mais les Évangiles disent seulement :
Elle « se tenait ».
Elle se tenait là, au moment le plus terrible, au moment le plus cruel et souffrait avec son fils.
Elle ne connaît pas même le destin de résurrection que son Fils ouvrait à cet instant pour tous les hommes : elle était là par fidélité au projet de Dieu dont elle s’est proclamée la servante le premier jour de sa vocation, mais également en raison de son instinct de mère qui souffre simplement, chaque fois qu’il y a un enfant qui traverse une passion.
Les souffrances des mères fortes, qui ont affronté tant de souffrances de leur enfant ! pour cela, nous l’aimons tous comme une Mère.
Nous ne sommes pas orphelins : nous avons une Mère au Ciel, qui est la Sainte Mère de Dieu.
Afin qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente, même quant tout apparaît privé de sens : elle semble confiante dans le mystère de Dieu, même quand il semble s’éclipser à cause du mal dans le monde.
Que dans les difficultés, Marie, la Mère que Jésus nous a offerte à tous, puisse soutenir nos pas, puisse toujours dire à notre cœur : « Lève-toi ! Regarde en avant, regarde l’horizon », parce qu’elle est Mère de l’Espérance.
PRIONS
Que Marie, Mère de l’espérance,
soutienne nos pas dans les moments difficiles.
Qu’elle nous aide à garder confiance dans l’amour de Dieu,
Aux jours heureux comme aux jours plus douloureux. AMEN
Mardi de la 1ere semaine de Carême – 24 février 2026 – Noëline FOURNIER, Laïc pour jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.
