Prédication disponible en format audio.

        

Bonjour à tous,

« Accueillir le véritable bien de la vie que Dieu donne à tous avec amour »

« Lorsqu’un être est riche d’humanité, il dépasse son époque pour être de tous les temps et de tous les pays ».

Telle a été Aimée Pignolet de Fresnes, qui ne pouvait voir souffrir un pauvre, sans l’aimer sans l’aider. Prosper Eve, Historien, nous fait le récit de sa vie. En voici quelques extraits.

Marie Françoise Aimée Pignolet de fresnes, de son nom en religion Mère Marie Magdeleine de la Croix est née le 2 juin 1810 sur la propriété du Désert sur les hauteurs du quartier Saint André. Son père était un homme à cœur d’or. Avec ses esclaves il était sévère mais juste. Sa mère, une femme généreuse et fidèle à ses promesses.

A l’âge de deux ans, elle s’est retrouvée chez sa Marraine qui deviendra alors sa mère adoptive sur la propriété de Niagara à Sainte Suzanne. Aimée est de santé fragile. Très jeune, elle manifeste une grande bonté envers ceux qui souffrent autour d’elle, particulièrement les esclaves.

A 20 ans elle fut prise d’un mal étrange : d’horribles migraines et des démangeaisons insupportables sur tout le corps. Au sortir de cette passe douloureuse, elle était davantage portée à la piété et à la religion.

En 1840 à la mort de son père, elle fait don de sa personne à Dieu « j’ai juré de Le servir jusqu’à mon dernier souffle, car il avait permis que mon père meure chrétiennement ». Elle décidait de témoigner sa reconnaissance à Dieu en se consacrant à servir. Elle commença alors un apostolat auprès des esclaves : infirmière et catéchiste le soir car ils travaillaient toute la journée.

Le 16 avril 1849, quatre mois après l’abolition de l’esclavage, elle rejoint le couvent en torchis à proximité de l’église Saint François-Xavier de la Rivière des Pluies avec moins que le juste nécessaire. Sous ce toit de paille, entre ces murs de torchis, ce plancher de terre, son cœur a appris à bien pratiquer la sainte pauvreté. 

Religieuse, elle voulait être au service des êtres les plus abandonnés surtout les infirmes, les vieillards, les lépreux, les enfants abandonnés, les exclus de la société « cette part que le monde rejette ». Elle voulait que les esclaves retrouvent leur dignité de citoyen, leur dignité d’enfant de Dieu.

Inspirée par l’Esprit Saint et guidée par le Père Levavasseur, son conseiller spirituel, elle fonde une Congrégation nouvelle, ouverte à toutes les filles, indépendamment de leurs conditions sociales, qu’elles soient blanches ou noires, riches ou pauvres, anciennes esclaves ou issues de familles aisées car devant Dieu tous les hommes sont égaux.

Le 19 mai 1849 Aimée prit en religion le nom de Mère Marie Magdeleine de la Croix, elle fonde à la Rivière des Pluies une Congrégation de religieuses missionnaires : LES FILLES DE MARIE sur les conseils et avec l’aide de Frédéric Levavasseur, Père du Saint -Esprit. Sa devise ? « Jésus tout seul ».  Ce qu’elle a fait de remarquable c’était de fonder une Congrégation pour mettre sur un même pied d’égalité, les faire vivre sous un même toit la vraie fraternité, les filles blanches de la bourgeoisie et les filles noires affranchies qui avaient vocation de devenir religieuses. Une révolution pour l’époque. Braver un préjugé, le préjugé de couleur qui a toujours existé… Par son dynamisme missionnaire, elle a su rayonner l’Evangile dans l’Eglise de toute cette zone de l’Océan Indien.

Le 27 janvier 1889 c’est le décès de Mère Marie Magdeleine de la Croix. Elle est enterrée au Couvent de la Providence. Son héritage et son œuvre perdure encore aujourd’hui.

Le 8 août 2021 une demande de Béatification a été faite à Rome pour qu’elle soit déclarée Sainte pour la Réunion et pour l’Eglise universelle. Nous prions pour demander à l’Esprit Saint la Béatification de la Servante de Dieu Mère Marie Magdeleine de la Croix.

Prions : « Dieu, notre Père, Tu as donné à ta Servante Marie Magdeleine de la Croix l’amour des pauvres et des exclus. Tu as mis en son cœur le souci de l’unité de l’Eglise et de la fraternité humaine à construire. A l’exemple de notre sœur vénérée, fais-nous devenir pour notre temps les messagers de la Bonne Nouvelle de ton Fils ressuscité ». Amen

 

Mardi de la 2ème semaine de Carême – 3 mars 2026 – Michelle HOARAU laïque jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.