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Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc (15, 1-3.11-32)

La miséricorde infinie du Père

Dans ce passage de l’Évangile selon Saint Luc : une parole dérange et semble être inconvenable, inconcevable pour les pharisiens, les scribes, mais encore pour les deux fils :  Cet homme fait bon accueil aux pécheurs . Les pharisiens et les scribes l’annoncent clairement. Le fils prodigue ne s’accueille pas lui-même tant il se sent indigne. Le fils aîné, bien qu’il se sente en présence de son père refuse lui aussi cet accueil. Ce qui dérange ici n’est pas le péché – ils savent qu’il existe – mais la proximité de Jésus avec les pécheurs – proximité qui nous révèle le cœur et la miséricorde de Dieu !

Lorsque nous créons cette distance avec les autres, lorsque nous ne faisons pas bon accueil, qui sommes-nous ? Pharisiens, scribes qui ne croyons qu’en la Loi et guère plus ? Ce fils aîné qui ne croit qu’en lui seul ? Oui, il nous a été donné la Loi et la connaissance, mais pour en faire quel usage ? Et pourtant, notre Père ne nous a-t-il pas donné plus grand que cela ? Son fils, Jésus, l’homme qui fait bon accueil !

Cette parabole nous rappelle combien notre volonté peut nous sembler bonne. Une volonté si humaine. Celle qui s’attache aux Écritures mais pour mieux se servir ! Celle qui s’attache autres mais pour se comparer, pire encore pour juger. Ce comportement partagé seul ou encore en communauté, nous est difficile à discerner, tant il est bon de manger la part qui semble nous revenir.

Parmi ces attitudes des scribes, pharisiens, fils aîné. Seul, celui qui reconnaît ses péchés et demande non plus sa part voulue, mais à recevoir la part donnée du Père, festoie avec Lui ! Il est revenu à la vie sonne alors comme la Résurrection à Pâques !

Le fils aîné, les scribes et les pharisiens n’ont pas reconnu dans leur frère pécheur la miséricorde de Dieu. Cette parabole, si vivante en ce temps de carême, ne montre-t-elle pas notre refus de pardonner et d’être pardonné ?

 

Jésus, Fils du Père, Dieu d’amour, Dieu de miséricorde, rejeté, crucifié. Donne-moi de poser mon regard sur mes refus de ta miséricorde, si douce, si grande.

En cheminant mon carême, dans le désert et les tentations, que j’entende uniquement ta voix me dire :  “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.

Samedi de la 2ème semaine de Carême – 7 mars 2026 –Emmanuel BRANCHET laïc jevismafoi.com et Radio Arc en Ciel, en partenariat avec le SEDIFOP.