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La puissance de la miséricorde : « Envers et contre tout on espère parce que notre bon Dieu est Père, il n’est qu’Amour et miséricorde » (Léonie Martin, sœur de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus).
 
La miséricorde de Dieu manifeste sa puissance de deux manières :
 
Tout d’abord elle est un rempart contre la désespérance sur soi.
  Le pécheur peut fuir Dieu avec empressement, s’enfoncer avec frénésie dans le péché, la miséricorde courra toujours plus vite que lui, elle sera toujours plus grande que ses fautes. 
 
L’amour de Dieu ne diminue pas lorsque les péchés augmentent, au contraire elle surabonde, elle gonfle telle une vague puissante parvenant au rivage.
Armé de la puissance de la miséricorde, le pécheur, le plus ignoble soit-il, ne peut désespérer, il se sait indéfectiblement aimé de Dieu. :
 
Jérémie 3, 22 ; 4,19-22) : « Revenez, fils rebelles, je veux guérir vos rébellions !
(4,19) Mes entrailles ! Que je souffre ! Parois de mon cœur !
  Mon cœur s’agite en moi ! 
Je ne puis me taire car j’ai entendu l’appel du cor, du cri de guerre.
(22) C’est que mon peuple est stupide, ils ne me connaissent pas, 
ce sont des enfants sans réflexion, ils n’ont pas d’intelligence ; 
ils sont sages pour faire le mal, mais ne savent pas faire le bien. »
 
 
 
Et deuxièmement, la divine miséricorde manifeste principalement sa puissance dans sa capacité à pardonner les péchés, à les effacer, mais plus encore, en étant capable de transformer le mal commis en bonté, la saleté en sainteté.
Il n’y a que Dieu pour faire cela : « Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? » (Marc 2,7).
Non seulement le pécheur se découvre immensément aimé, mais il découvre que la difficulté – le péché – peut devenir une opportunité en vue de l’union à Dieu, à condition bien sûr qu’il fasse preuve de contrition comme la femme adultère en Jean 8,11 : « Jésus dit à la femme : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? »
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».
 
En effet, seul le Dieu saint est capable de faire des saints. 
Mais Lui qui nous a créés sans nous, ne nous fera pas saints sans nous. 
Mais nous pouvons approcher de la sainteté aussi « grâce » à nos péchés. 
Nous devons les combattre bien sûr, mais dès qu’ils sont offerts, jetés dans le cœur de Dieu, la divine miséricorde possède ce pouvoir tout à fait unique de changer notre ordure en or pur, de transformer notre péché en sainteté. 
 
Joël GUIBERT (Léonie, la faiblesse transfigurée). 
 
« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi.
Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; 
il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. 
Nous sommes en effet son ouvrage, 
créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres 
que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » ( Eph. 2, 8-10).
 
Réfléchis, là où Dieu t’a semé, espère ! Espère toujours, nous dit le Pape François.
Ne te rends pas à la nuit : rappelle-toi que le premier ennemi à soumettre n’est pas à l’extérieur de toi : il est en toi.
 
Ne laisse donc pas de place aux pensées amères, obscures. 
Foi et espérance vont de pair. Crois à l’existence des vérités les plus élevées et les plus belles.
Aie confiance en Dieu créateur, en l’Esprit Saint qui meut tout vers le bien, en l’étreinte du Christ qui attend chaque homme à la fin de son existence ; crois, il t’attend.
Accomplis la paix au milieu des hommes, et n’écoute pas la voix de celui qui sème la haine et les divisions. N’écoute pas ces voix.
 
Respecte le chemin de tous, qu’il soit linéaire ou tourmenté, car chacun a son histoire à raconter.
Dans le baptême, ta vie a déjà été plongée dans le mystère de la Trinité et tu appartiens à Jésus. 
Et si un jour tu étais pris de frayeur, ou si tu pensais que le mal est trop grand pour être défié, pense simplement que Jésus vit en toi. 
Et c’est Lui qui, à travers toi, avec sa douceur veut soumettre tous les ennemis de l’homme : le péché, la haine, le crime, la violence ; tous nos ennemis.
Aie toujours le courage de la vérité, mais souviens-toi : tu n’es supérieur à personne. Rappelle-toi de cela : tu n’es supérieur à personne »  (Pape François).
 
« Témoignons de la nouveauté, de l’espérance, de la joie que le Seigneur apporte dans la vie. Ressentons en nous « la joie douce et réconfortante d’évangéliser ». Car évangéliser, annoncer Jésus nous donne de la joie. 
 
En revanche, l’égoïsme nous donne de l’amertume, de la tristesse, nous abat. Évangéliser nous élève ». (Paul VI, Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, n.80) .
 
PRIONS :
 
Seigneur, notre Dieu, toi qui révèles la vraie vie et détruis la corruption,
Toi qui fortifies la foi, relèves l’espérance et ranimes la charité,
nous te supplions au nom de ton Fils bien-aimé, Jésus le Christ, 
notre Seigneur, et dans la puissance de l’Esprit Saint.
 
Enlèves de nos cœurs l’incrédulité et le doute, 
les haines et les querelles et toute sorte de mal. 
 
Et puisque tu nous as appelés à être des saints et sans péché devant ta face, renouvelles en nous l’esprit de foi et de piété, de tempérance et de pureté du cœur, de patience et d’espérance, de charité et de paix.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. AMEN
 
« Espère le Seigneur,
Sois fort et prends courage ! 
 

Le Samedi de la 2e semaine de Carême – 22 mars 2025 – Noëline Fournier, laïc